Huit jeunes diplômés sur dix trouvent un travail en moins de six mois. Mais seulement 4 sur 10 ont un emploi dans le droit fil de leur formation.
Pour aider les jeunes dans leur orientation, le Céreq (Centre d’études et de recherches sur les qualifications) a réalisé une étude auprès de 65 000 jeunes sortis de l’enseignement supérieur en 2004.
• Décalage entre études et métier. Seulement 40 % des actifs occupent un emploi dans le droit fil de leur formation initiale. Pour des diplômés de niveau égal ou supérieur à bac + 3, la proportion monte à 59 %.
Conséquence : 28 % des postes d’ouvriers non qualifiés et 46 % des postes d’employés sont occupés par des diplômés du supérieur.
• 14 % des jeunes au chômage, trois ans après leur sortie de l’école. Si 80 % des titulaires d’un CAP ou d’un BEP trouvent un emploi en moins de six mois, ils sont tout de même de plus en plus nombreux à rencontrer des difficultés pour décrocher un travail. Trois ans après leur formation, un de ces jeunes sur cinq cherche un emploi.
En revanche, à partir de bac + 2 les salaires montent et les conditions d’emploi sont plus favorables. Les non-diplômés atteignent un taux de chômage de 32 %.
• Les relations aident. Quel que soit le niveau de diplôme, c’est le
réseau de relations qui permet de trouver un premier emploi, pour 34 %. Les autres moyens sont : la
candidature spontanée, les
petites annonces, leur
établissement de formation, l’
ANPE ou la Mission locale, l’
intérim.
• Emploi, salaire, chômage.
- Les titulaires d’un bac + 2 dans la santé et le social débutent à 1 450 € net en moyenne par mois (1 % de chômage).
- Les jeunes issus des écoles d’ingénieurs et des écoles de commerce perçoivent 1 800 € (4 à 6 % de chômage).
- Les licences pro sont rémunérées 1 200 € (6 % de chômage).
- Viennent ensuite : les titulaires d’un doctorat (1 730 €), d’un master 2 professionnel (1 400 €) et d’une licence universitaire ont 1 100 €, (7 % de chômage).
- Les détenteurs d’un BTS ou d’un DUT (1 100 €) avec 8 % de chômage.
- Les titulaires d’un master 1 universitaire (1 180 €), d’un master 2 recherche (1 290 €) , de certaines maîtrises et de diplômes d’écoles de commerce à bac + 4 (1 350 €), avec 9 % de chômage.
- Les non-diplômés qui ont échoué en BTS ou DUT (1 050 €), avec 13 % de chômage.
- Et enfin les diplômes des écoles d’art à bac + 4 (1 200 €) et les non-diplômés qui ont échoué en Deug (950 €) : ces deux catégories affichent 17 % de chômeurs.
Ouest-France
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