Le chiffre d'affaires décolleOn savait le secteur de l'agroalimentaire partiellement épargné par la crise. La Normandise, spécialisée dans l'alimentation pour chiens et chats, fait bien mieux. Sur le seul trimestre dernier, sa croissance a bondi de 25 %. Le responsable des ressources humaines, Arnaud Lemière, est tout sourire : « On est sur la rampe de la fusée ».
Le chiffre d'affaires est paré au décollage : après les 68 millions € de l'exercice 2008, la Normandise table sur 74, puis 96 millions pour les deux prochaines années à venir.
Du bio, du canin, de l'exportLa Normandise, qui a longtemps misé sur le marché anglais, lève le pied. La dévaluation de la livre est passée par là. Malgré cela, la moitié de la production est toujours écoulée en dehors de nos frontières.
En Espagne ou dans les pays scandinaves, pour la majorité. Leader européen sur le secteur porteur de l'alimentation bio, la Normandise entend aussi développer sa gamme « pochons plastiques ». Le célèbre blister à qui l'entreprise doit sa notoriété, pour l'instant réservé aux chats, pourrait prochainement connaître une seconde vie. La société viroise n'exclut pas de le décliner pour l'alimentation pour chiens.
Seul problème, « il faudrait se doter de nouvelles machines. Un investissement de 25 millions € environ que l'on ne peut pas se permettre dans l'immédiat », déchante le PDG Christian Duquesne.
Besoin de main-d'œuvre Trente embauches depuis janvier, cinquante d'ici décembre : l
a Normandise embauche à tour de bras. 270 CDI (contrats à durée indéterminée) y travaillent actuellement, et l'entreprise dit
avoir besoin de 178 personnes supplémentaires.
Conducteurs de machines,
contrôleur qualité,
techniciens de maintenance : « Le tout, c'est d'être motivé, d'avoir du bon sens et l'esprit technique », prévient Arnaud Lemière. Lequel ne cache pas son mal à trouver de la main-d'œuvre avec un niveau d'études suffisant. Et selon les critères retenus, le chômage de longue durée, tout comme l'éventuelle réticence à travailler sept jours sur sept ne jouent pas en faveur du candidat. « Il faut démystifier le travail du dimanche. Toute personne réellement motivée trouvera les portes de notre entreprise ouverte », insiste le directeur.
Candidat(e) ?Pour satisfaire ces besoins de main-d'œuvre, la Normandise et Pôle emploi ont envisagé un
recrutement par simulation (tests d'aptitude). Également pratiquée, la
cooptation : un salarié fait embaucher une nouvelle recrue et se voit remettre des primes... mais si, et seulement si, son filleul est compétent. Enfin, Arnaud Lemière phosphore déjà sur des modes de recrutement moins traditionnels, notamment en ligne, via le
réseau social Facebook.
La prime bébéDernière initiative : l'attribution, dès 2010, d'une prime annuelle de 1 200 € pour les parents d'enfants de moins de trois ans. Affectée à la garde, l'aide vise à « favoriser un retour anticipé au travail » après la naissance et sera octroyée aussi bien selon que l'on fasse appel à une nourrice agréée ou à la crèche interentreprises. Laquelle est d'ailleurs toujours à l'étude à ce jour.
Possibilité d'envoyer sa candidature spontanée à a.lemiere@lanormandise.f
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