Les agents commerciaux vendent des produits pour le compte de plusieurs industriels. Ce sont des travailleurs indépendants payés uniquement sur les ventes réalisées.
« J’ai eu une chance : l’Europe et la création de l’euro. » Agent commercial à Plérin, près de Saint-Brieuc, Laurent Poirel travaille pour deux industriels Français, deux Hollandais, un Espagnol et un Allemand.
Avant de s’installer à son compte, Laurent a été salarié chez Quaker, puis chez Sony, en Bretagne. Histoire d’apprendre son métier. « Puis, j’ai donc décidé de créer ma source de travail en m’installant comme agent commercial. »
Pour visiter ses clients (des grossistes et des hypermarchés), Laurent parcourt 60 000 km par an. Il vend du parfum et des accessoires vidéo français, des poêles et des autocuiseurs espagnols, du matériel électrique allemand et des fleurs séchées hollandaises.
Le soir, à l’hôtel, il ouvre son bureau nomade. « J’envoie mes commandes et mes demandes de catalogue par mail. Je relève les fax arrivés chez moi grâce à mon ordinateur portable. En fonction des commandes, je sais exactement combien j’ai gagné dans la journée. »
Laurent ne se contente pas de vendre. Pour son industriel espagnol, il joue le rôle de responsable marketing. « Je lui prépare le marché français en menant des études de concurrence et de prix. » Il adresse régulièrement des rapports à ses autres industriels : « Les entreprises apprécient cette aide. » Il s’occupe aussi des éventuels retards de livraison, du service après-vente, de la formation des vendeurs…
Rétribué par les commissions sur les ventes réalisées, Laurent établit sa comptabilité, sans oublier de payer les charges. Le métier n’est pas sans risque : « Si l’un des industriels que je représente fait faillite, je perds tout. Mieux vaut travailler pour plusieurs sociétés différentes. » Pour s’installer, il a racheté une carte et une clientèle à un agent commercial qui partait en retraite. « Un gros investissement. Il faut avoir de l’argent de côté : deux ans de salaire environ. »