« J’ai toujours voulu travailler avec les enfants. » Après son BEP carrières sanitaires et sociales, Fanny veut vérifier si sa vocation d’auxilliaire puéricultrice est solide « J’ai travaillé un an dans une crèche, à Rezé, près de Nantes. Cette fois, j’en étais sûre : c’était vraiment le métier que je voulais faire. »
Fanny réussit l’oral d’entrée à l’école d’auxiliaires de puériculture de Saint-Sébastien-sur-Loire. « Diplômée le mardi, j’ai commencé à travailler dans une crèche le vendredi ! » Deux semaines plus tard, elle change d’emploi et se retrouve dans une halte-garderie multi-accueil, à Couëron (Loire-Atlantique). « Je donne à manger aux plus petits, je change leur couche. Je les console avec de gros câlins ! Pour les plus grands, je prépare les activités éducatives. »
Débordante d’énergie, Fanny effectue un remplacement, la nuit, dans une maternité de Nantes. Deux auxiliaires de puériculture travaillent avec une sage-femme. « On donne les biberons, on change les couches. On conseille les mères sur les soins d’hygiène et l’alimentation de leur enfant. »
En sortant de l’école d’auxiliaire, elle avait envoyé son CV au CHU de Nantes. Bonne pioche : l’hôpital lui propose un poste en chirurgie infantile qu’elle s’empresse d’accepter. C’est son quatrième emploi en neuf mois ! Ici, elle accueille surtout des enfants brûlés, du bébé à l’adolescent de 16 ans.
Elle baigne les tout-petits. Elle rassure les plus inquiets au moment des soins. Elle n’oublie pas, non plus, les parents souvent angoissés. « Je chante avec les plus petits. Je leur explique que leurs parents ne peuvent venir les voir qu’aux heures de visite. J’organise des jeux adaptés à leur âge. Avec les plus grands, je partage des musiques, des émissions de télé. J’écoute ceux qui souffrent. Ils me confient leurs soucis. »