Le métier de paysagiste attire les jeunes, mais a du mal à les garder. Il offre pourtant de belles opportunités. On manie la pelle, la bêche, on creuse, on retourne la terre par tous les temps.
« À 13 ans, j’aimais bien cuisiner. J’adorais aussi les plantes. Mes parents me laissaient un petit bout de jardin. Sur cinq mètres carrés, je cultivais des fleurs et des bulbes. » En fin de troisième, à l‘heure de l’orientation, Didier Dufeil doit choisir entre ses deux passions. « Je suis parti sur le BEP et le bac professionnel travaux paysagers, en alternance, à la Maison familiale rurale de Saint-Grégoire, près de Rennes. » Premier stage dans une petite entreprise de Dinan (Côtes-d’Armor) : « Je faisais de l’entretien de jardins. » Le métier est physique : on manie la pelle, la bêche, on creuse, on retourne la terre, on dégage les racines par tous les temps.
Didier est plutôt attiré par la création. Il réussit à décrocher un stage chez Éric Lequertier, architecte paysagiste piscinier, à Saint-Jouan-des-Guérets, près de Saint-Malo… qui l’embauche dans la foulée.
Didier termine les aménagements d’un parc chez un particulier. « Je redresse un vieux mur en pierres. » Aujourd’hui, le paysagiste est un peu maçon, carreleur, menuisier. Il construit aussi des terrasses, des bassins, des fontaines, des pergolas, des piscines, des rocailles. Il pose des pavages, des portails, des éclairages extérieurs, installe l’arrosage automatique. « On empierre, on coule des dalles, on fait des enduits. Le minéral et le végétal se marient bien. Le métier est varié. »
Paysagiste, c’est toujours quand même la tonte des pelouses, le ramassage des feuilles mortes, le désherbage, les traitements antimousse, les plantations selon l’exposition et la nature du terrain, l’apport d’engrais, la connaissance des végétaux… « Avec les mini-pelleteuses et la mécanisation, on souffre moins qu’avant. Mais quand la météo annonce de la pluie, je grogne ! »
Les paysagistes ne travaillent pas toujours non plus dans des cadres enchanteurs. Il faut bien planter végétaux et arbustes pendant des kilomètres, le long d’une autoroute !